TOUR MONDIAL de la SOCIETE de l'INFORMATION ( TMSI )

S.E Adama Samassekou

DECLARATION du MALI au Bureau du SMSI (31 Mars 2004)


Le 1er juillet 2002, à Genève, le Mali, à travers ma modeste personne, était élu, au nom de l'Afrique, à la Présidence du Comité de préparation (PrepCom) du Sommet Mondial sur la Société de l'Information.

Ce choix, résultat d'un consensus fort entre l'UIT, la Suisse, pays hôte de la première phase, l'Afrique et l'ensemble des autres régions du monde, a été pour l'Afrique, pour mon pays et pour moi-même un grand honneur. Le choix de l'Afrique revêtait en outre pour nous une symbolique très forte : les autres régions du monde, en confiant cette haute responsabilité à l'Afrique, ont lancé un message clair -- la volonté politique de mettre l'Afrique, cette région qui a le plus aujourd'hui besoin d'accélération dans son processus de développement, au coeur du débat mondial sur les voies et moyens de mettre la révolution du numérique au service d'un développement humain durable, au service de toute l'Humanité.

Ensemble, durant la première phase de Genève, les Etats membres des Nations Unies, la Suisse et la Tunisie, pays hôtes du Sommet, l'UIT et les autres agences du système des Nations Unies, la société civile, le secteur privé et les organisations internationales, nous avons bâti, dans le consensus, une vision partagée de la Société de l'Information - prélude d'une véritable Société de la Connaissance et des Savoirs partagés.


Cette première session du Sommet, qui n'a pas été sans difficultés, sans émotions fortes durant les longues journées et nuits de négociations, s'est achevée sur un bon résultat.


C'est le lieu, pour moi, en ma qualité de Président du PrepCom de cette phase, de remercier très chaleureusement toutes celles et tous ceux qui y ont contribué : la Suisse, dont j'ai bénéficié de l'accompagnement et du soutien constants, à tous les points de vue ; le Secrétariat exécutif, pour l'énorme travail d'organisation accompli ; l'UIT, dans son rôle managérial, qui s'est senti débordée par la vision des Etats, et dont le personnel s'est beaucoup investi dans les méandres de ces négociations mémorables, les membres du Bureau et les coordonnateurs des régions qui m'ont constamment soutenu, tous les Etats membres, les organisations de la société civile, et du secteur privé, les organisations internationales, pour leur implication et leur esprit de consensus…

Au nom de l'Afrique et du Mali, je vous dis, à toutes et à tous, merci pour ses grands moments vécus ensemble.


Aujourd'hui, après un « passage à vide » qui a introduit une certaine rupture entre la première et la seconde phase de notre Sommet, voilà qu'heureusement le train se remet en marche, avec de nouveaux wagons venus renforcer l'attelage - signe de l'intérêt croissant pour le Sommet. Nous saluons les Etats qui ont rejoint le Bureau et félicitons ceux qui l'ont quitté.


Le Mali et l'Afrique, soucieux de la continuité institutionnelle d'un processus complexe, ont fait savoir leur disponibilité pour continuer à présider le processus préparatoire et l'Afrique a décidé de proposer la reconduction du Mali, à travers ma modeste personne, à la tête du processus préparatoire pour la phase de Tunis.


Seulement voilà, il nous revient qu'un certain nombre de considérations, dont en particulier le souci d'avoir une candidature « du Nord » pour cette phase qui doit aboutir « au Sud », conduiraient à ne pas choisir la voie de la continuité…

Le Mali, fidèle à la tradition africaine de consensus, ne sera jamais facteur de blocage ou de division « Nord - Sud », encore moins « Sud - Sud ».

C'est pourquoi, au-delà de toute considération d'ordre juridique ou autre, le Mali, tout en remerciant l'Afrique pour la confiance en lui renouvelée, a décidé de ne pas présenter de candidature à la présidence de la seconde phase du Sommet, d'abord pour que la non-décision ne rime pas avec la non-transparence, ensuite, et surtout, pour aider à faire avancer un processus auquel nous tenons beaucoup : chaque jour qui passe compte dans la mobilisation des ressources pour la bonne préparation de la session de Tunis.

Nous souhaitons que les décisions se prennent rapidement afin de conserver l'enthousiasme qui a caractérisé la première phase.

Nul besoin de souligner que le Mali continuera de jouer pleinement son rôle de membre du Bureau, et que personnellement je continuerai à m'investir pour la réussite de Tunis et pour la mise en œuvre des décisions du Sommet, au-delà de Tunis.



Genève, 31 mars 2004

Déclaration lue par Monsieur Adama Samassékou,

Président du PrepCom de la 1ère phase du SMSI,

à la réunion du Bureau provisoire de la 2ème phase du SMSI





















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