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Le 1er juillet 2002, à Genève,
le Mali, à travers ma modeste personne, était élu,
au nom de l'Afrique, à la Présidence du Comité
de préparation (PrepCom) du Sommet Mondial sur la Société
de l'Information.
Ce choix, résultat d'un consensus fort entre l'UIT, la
Suisse, pays hôte de la première phase, l'Afrique et
l'ensemble des autres régions du monde, a été
pour l'Afrique, pour mon pays et pour moi-même un grand
honneur. Le choix de l'Afrique revêtait en outre pour nous
une symbolique très forte : les autres régions du
monde, en confiant cette haute responsabilité à
l'Afrique, ont lancé un message clair -- la volonté
politique de mettre l'Afrique, cette région qui a le plus
aujourd'hui besoin d'accélération dans son
processus de développement, au coeur du débat mondial
sur les voies et moyens de mettre la révolution du numérique
au service d'un développement humain durable, au service de
toute l'Humanité.
Ensemble, durant la première phase de Genève, les Etats
membres des Nations Unies, la Suisse et la Tunisie, pays hôtes
du Sommet, l'UIT et les autres agences du système des
Nations Unies, la société civile, le secteur privé
et les organisations internationales, nous avons bâti, dans le
consensus, une vision partagée de la Société de
l'Information - prélude d'une véritable Société
de la Connaissance et des Savoirs partagés.
Cette première session du Sommet, qui n'a pas été
sans difficultés, sans émotions fortes durant les
longues journées et nuits de négociations, s'est
achevée sur un bon résultat.
C'est le lieu, pour moi, en ma qualité de Président
du PrepCom de cette phase, de remercier très chaleureusement
toutes celles et tous ceux qui y ont contribué : la
Suisse, dont j'ai bénéficié de
l'accompagnement et du soutien constants, à tous les points
de vue ; le Secrétariat exécutif, pour l'énorme
travail d'organisation accompli ; l'UIT, dans son rôle
managérial, qui s'est senti débordée par la
vision des Etats, et dont le personnel s'est beaucoup investi dans
les méandres de ces négociations mémorables, les
membres du Bureau et les coordonnateurs des régions qui m'ont
constamment soutenu, tous les Etats membres, les organisations de la
société civile, et du secteur privé, les
organisations internationales, pour leur implication et leur esprit
de consensus…
Au nom de l'Afrique et du Mali, je vous dis, à toutes et à
tous, merci pour ses grands moments vécus ensemble.
Aujourd'hui, après un « passage à vide »
qui a introduit une certaine rupture entre la première et la
seconde phase de notre Sommet, voilà qu'heureusement le
train se remet en marche, avec de nouveaux wagons venus renforcer
l'attelage - signe de l'intérêt croissant pour le
Sommet. Nous saluons les Etats qui ont rejoint le Bureau et
félicitons ceux qui l'ont quitté.
Le Mali et l'Afrique, soucieux de la continuité
institutionnelle d'un processus complexe, ont fait savoir leur
disponibilité pour continuer à présider le
processus préparatoire et l'Afrique a décidé
de proposer la reconduction du Mali, à travers ma modeste
personne, à la tête du processus préparatoire
pour la phase de Tunis.
Seulement voilà, il nous revient qu'un certain nombre de
considérations, dont en particulier le souci d'avoir une
candidature « du Nord » pour cette phase qui
doit aboutir « au Sud », conduiraient à
ne pas choisir la voie de la continuité…
Le Mali, fidèle à la tradition africaine de consensus,
ne sera jamais facteur de blocage ou de division « Nord -
Sud », encore moins « Sud - Sud ».
C'est pourquoi, au-delà de toute considération
d'ordre juridique ou autre, le Mali, tout en remerciant l'Afrique
pour la confiance en lui renouvelée, a décidé de
ne pas présenter de candidature à la présidence
de la seconde phase du Sommet, d'abord
pour que la non-décision ne rime pas avec la
non-transparence,
ensuite,
et surtout, pour aider à faire avancer un processus auquel
nous tenons beaucoup : chaque jour qui passe compte dans la
mobilisation des ressources pour la bonne préparation de la
session de Tunis.
Nous souhaitons que les décisions se prennent rapidement afin
de conserver l'enthousiasme qui a caractérisé la
première phase.
Nul besoin de souligner que le Mali continuera de jouer pleinement
son rôle de membre du Bureau, et que personnellement je
continuerai à m'investir pour la réussite de Tunis et
pour la mise en œuvre des décisions du Sommet, au-delà
de Tunis.
Genève,
31 mars 2004
Déclaration
lue par Monsieur Adama Samassékou,
Président
du PrepCom de la 1ère phase du SMSI,
à
la réunion du Bureau provisoire de la 2ème
phase du SMSI
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